Éviter les contrôle de police: une activité touristique.
Le problème de la corruption de la police est récurrent à Bali. Le plus fréquemment, il se manifestera lorsque vous serez à conduire une auto ou un scooter. Cela peut vous arriver de deux façons : vous avez fait un erreur de conduite même minime, ou vous tombez sur un barrage de contrôle.
Pour ceux qui ne connaissent pas Bali, autant commencer par dire, qu'ici je parle de petits tracas. Il ne faudrait pas que ce billet leur donne de cette merveilleuse île, l'image d'un pays corrompu ou ils seront exposés à l'arbitraire d'une police perpétuellement à l'affût. Ce "racket" ne peut déjà arriver que si vous avez fauté!
Donc vous voila contrôlés : vous avez fait une faute de conduite, vous ne portez pas le casque, vous n'avez pas vos papiers ou ils ne sont pas en règle. Immanquablement le policier vous proposera de régler maintenant ("now ?") le litige ou de venir au poste de police plus tard. Ce qu'il entend c'est : "soit vous me glissez un billet et vous continuez votre route", soit je vous colle une contravention et vous allez devoir vous déplacer au poste et ce sera beaucoup plus ennuyeux et cher. Si vous optez pour la première solution, la "règle" veut que, quelque soit la demande qui peut monter à 150 000 rps, on glisse au policier un billet de 50 000 rps pour couper court aux problèmes. J'ai rencontré ce type de situation à 4 reprises sur 3 années, la première fois j'avais dépassé d'une roue la ligne blanche de stop avant le feu, la seconde, je m'étais retrouvé coincé au milieu d'un carrefour suite à un embouteillage, la troisième fois j'avais oublié mon permis à la villa et la dernière, en scooter cette fois, parce que mon permis international ne comportait pas la conduite de scooter, alors qu'il aurait dû.
Les 3 premières fois j'ai argumenté avec le policier, parfois avec le sourire, en plaisantant, parfois en contestant la faute, toujours en faisant mine de ne pas très bien comprendre ce qu'on m'expliquait… la plupart parlent mal anglais et ont une certaine fierté est né par demander directement de l'argent : ne rien comprendre à leurs explications et faire durer la discussion finit par les embarrasser !
La dernière fois, je tombe sur un contrôle dans Petitenget; j'ai les papiers du scoot, les miens, le casque, j'essaye même pas de me faire discret. Et forcement : on me contrôle. Je sors mon permis et le policier me fait remarquer que la conduite de scooter n'est pas validée. La faute est indiscutable, je maudis le préposé de la préfecture et sans argumentaire à déployer, en même temps que pressé (je partais le jour même), j'y vais de mon billet de 50 000 rps pour continuer ma route.
CONSEILS :
- Ne leur donnez pas de prise, évitez les entorses aux règles de conduites, portez votre ceinture de sécurité, le casque…même si autour de vous des centaines de balinais ne le font pas !
- Ayez toujours vos permis sur vous , votre passeport peut rester à votre lieux de résidence, la réception peut en faire une copie pour pouvoir renseigner par téléphone la police.
- Si vous souhaitez conduire un scooter, assurez-vous que le préposé de la préfecture porte bien au dos la conduite de petites cylindrées, c'est une erreur fréquente.
- Malgré leurs airs, ces policiers ne sont pas des méchants, ne vous laissez pas impressionner et soyez ferme. Dans l'argumentation, laissez leur une porte de sortie digne, pas de haine ou d'agressivité de votre part. Ils n'apprécient pas que les femmes s'en mêlent, ils ne veulent pas reculer lorsqu'elles sont impliquées dans la conversation.
- Plaisantez et éventuellement faites l'imbécile : vous ne comprenez pas qu'il veut de l'argent, vous n'avez pas fauté.
Selon plusieurs témoignages, il semblerait se confirmer que ces contrôles se soient un peu calmés en 2008… trop d'articles de ce type peut-être ?
