Vivre légèrement
A Bali, je n'ai pas à flipper pour avoir oublié de fermer la porte de ma voiture ou pour m'éloigner 1 heure de mes affaires sur la plage. Et comme une anecdote peut tout résumer, en voici une.
Mon neveu était venu avec un maillot de surf tout neuf, qu'il adorait, payé dans les 40 euros en France. A la fin de la journée, on quitte la plage, on va dîner et au milieu du repas, sa mère réalise qu'elle n'a pas vu le maillot dans les affaires rapportées de la plage. Le gamin explique qu'il l'a mis a séché et qu'il l'a oublié. Grosse contrariété générale.
On quitte le resto et je dis :" allez ! on va à la plage, on va bien voir ", personne n'y croit évidemment, sauf moi. Il faisait nuit noire, je gare la voiture, je regarde autour et dans la pénombre sur une petite cage de football, étendu en évidence: le maillot qui nous attendait. Lorsque l'on sait le passage qu'il y a à cet endroit (dont beaucoup de jeune Balinais) et le prix de ce type de maillot (presque un smic Balinais, même acheté à Bali), ça peut sembler miraculeux, mais ça c'est Bali.
Il m'est arrivé de laisser mes affaires seules plus de 5 heures sur la plage sans souci.
En France, sans être un parano, c'est le genre de chose auquel on pense en permanence: suis-je garé au bon endroit ? est-ce que j'ai bien fermé les portes, est-ce qu'il y a quelque chose de trop en évidence à l'intérieur…?
Alors certains balinais pensent que les choses vont changer, notamment avec la venue de plus en plus de Javanais en quête de travail. Mais en plusieurs semaines passées à Bali, je n'ai jamais eu à regretter ma désinvolture.
